Aujourd'hui grasse matinée lever à huit heures pour un départ à neuf. Il y a un léger flottement dans l'air! Notre guide, Marco nous donne sans cesse des informations contradictoires au sujet de notre départ pour Arequipa, qui est durement frappée par les grèves. Nous devions aller survoler les lignes de Nazca en début de matinée, ce sera finalement vers onze heures. Ces infos ne sont pas précises et nous avons un peu l'impression de gaspiller notre matinée...
Finalement un minibus nous emène à l'aérodrome de Nazca. Nous attendons encore une bonne heure sur place, et sommes peu enthousiastes en voyant les gens descendre de l'avion, blancs virant sur le vert, nous sommes assez peu rassurés sur notre avenir proche!!! Mais nous finissons par embarquer à bord d'un coucou pour survoler les fameuses lignes de Nazca. Nous trouvons plus sage de laisser Capucine à Marco pendant les trente cinq minutes de survol...
Tracées sur une plaine aride jonchée de pierres dans la pampa, les lignes de Nazca restent l'un des plus grands mystères archéologique du monde. Elles consistent en plus de huit cents lignes droites, trois cents figures géométriques concentrées dans une zone finalement assez petites, quelques soixante-dix dessins spectaculaires représentent des plantes et des animaux. Presque invisibles au niveau du sol, ce n'est qu'en les survolants que l'on découvre ce réseau stupéfiant de gigantesques figures stylisées, et de lignes. Elles ont été tracées en enlevant les pierres sombres, brulées au soleil, de la surface et en les empilant de chaque coté des lignes, révélant ainsi un sol plus clair. les dessins les plus élaborés représentent des animaux dont le lézard de 180 mètres de long, un condor de 130 mètres d'envergure, un colibri, un singe avec une queue en spirale, une baleine, une arraignée, un homme avec une tête toute ronde appelé l'astronaute. Une question demeure qui les a tracé et pourquoi? Le pilote ne se pose pas de question quand il s'agit de basculer son avion pour que les passagers de chaque coté de l'avion puissent appercevoir les différentes figures! La première victime de ces accrobaties sera Alice suivie de peu par Florence, je resiste très difficilement je dois dire! Ce qu'il y a de sûre, c'est que Capucine a du se demander pour quoi son frère, ses soeurs et ses parents avaient tant changé de couleur!!!
De retour à l'hôtel et toujours aussi brassés de notre survol, il nous faut remballer les bagages, nous en sommes incapables, nous n'avons d'autre choix que nous vautrer sur les lits pour reprendre un peu d'équilibre. C'est là que moi aussi j'ai craqué, il a fallu que j'évacue rapidement ce qui provoquait mais maux de ventre! Bon avec beaucoup de courage et un peu de volonté nous étions presque prêts à l'heure dite. Nous avons rapidement déjeuner bien que notre appetit ne soit pas au plus haut! Nous partons à trois heures pour Arequipa avec le bus collectif de la cruz del sol. Le trajet s'annonce long: dix heures!!! C'est encore dans un bus bondé de français que nous prennons place. Très vite Capucine, justifie son surnom de gromitout!!! La pauvre aura un voyage dure car quand elle ne dort pas, elle est malade. Le voyage est long d'autant que le paysage est assez monotone. Nous longeons la mer sur des kilomètres, mais la côte est complètement désertique, seul le type de désert change du sable aux cailloux...Le ciel est très sombre et la nuit vient éffacer tout paysage. Chacun appréhende un peu l'arrivée dans les derniers kilomètres car des piquets de grève très durs ont arrêtés les bus de la veille pendant plusieurs heures. Une pause repas est prévue avant l'attaque des trois dernières heures de voyages qui sont des heures de grimpette dans la montagne. Celle-ci sera annulée afin de gagner du temps et le repas est servi dans les premiers lacets de la montée. Finalement les 2300 mètres de dénivelé sont absorbés sans incident. Nous arrivons à Arequipa sans avoir été bloqué mais nos estomacs ne sont toujours pas completement remis des excés acrobatique du pilote du matin...
Il est minuit et maintenant qu'une seule chose compte: rejoindre nos lits au plus vite! Nous faisons nos aurevoirs à Marco que nous quittons définitivement après avoir échangé nos adresses. Bonne nuit!