Au programme aujourd'hui, découverte du fameux Canyon de Colca. Ce canyon est l'un des plus profonds du monde, après différentes mesures il a été classé second avec ses 3191 mètres de profondeur. Quand le jeune homme de la veille nous réveille en nous disant: "es la cinco y media de la manana", nous avons bien du mal à sortir de nos lits bien chauds, la température extérieure est en dessous de zéro! Raùl est fier de nous, de ne pas avoir eu besoin d'oxygène ni de médecin.
Nous quittons Chivay à six heures trente et suivons la magnifique vallée faite de cultures en terrasse sur cinquante kilomètres, avec son système d'irrigation très complexe qui a été élaboré au septième siècle. Les terrasses sont exploitées depuis, les céréales que l'on trouve sont le quinoa, l'orge, le maïs. Nous traversons le superbe village de Maca qui a été détruit par un terrible tremblement de terre, et qui a laissé une brèche indélébile. Les habitantes de toute la vallée portent les costumes traditionnels. Elles offrent un spectacle magique, dans les champs avec leur tenue brodée multicolore et leur chapeau de coton brodé.
Après deux heures de piste, nous arrivons à l'endroit de Cruz del Condor (la croix du condor). Pour nous cet endroit restera le plus beau souvenir de la vallée du Colca. Une importante colonie de 500 condors des Andes niche au fond du canyon dans des caves. Ils volent sans effort au gré des courants chauds qui montent du canyon et se laissent glisser à quelques mètres de nous. Le spectacle des condors quittant leur nid pour aller se nourrir de charognes sur les plateaux est époustouflant, intensifié par le précipice de 1200 mètres au fond duquel coule une rivière.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons encore pour admirer ces infinies terrasses précolombiennes. La forêt de cactus chandeliers offre aussi une vision dépaysante.
De retour à Chivay, Raùl nous montre le marché local. Les vendeurs et vendeuses proposent des céréales, des pommes de terre de l'une des trois milles variétés que les péruviens font sécher, et qui peuvent se conserver jusqu'à un siècle... Les fruits sont aussi très nombreux: figues de barbarie, bananes, oranges... Les épices, et les nombreuses plantes permettent de faire des infusions dont la fameuse feuille de coca.
A la sortie du marché nous tombons sur la fête de la vierge de Carmen. Ici tous les saints du calendrier sont l'occasion de faire des fêtes!
Il faut abréger notre participation cette fête pour remonter dans notre bus adoré! Pour rejoindre Puno, il nous faut six heures et repasser par le col qui culmine à 4900 mètres... Mais cette fois nous nous sommes habitués à l'altitude, seule Florence ne sent pas bien.
La route nous parait sans fin, et Raùl nous promet sans cesse des délais qui ne sont pas tenus, les enfants se lassent malgré le lecteur de Dvd qui en satisfait certains. Nous arrivons d'abord à Juliaca puis trois quarts d'heure plus tard c'est enfin Puno!
Nous prenons possession de chambres, dînons rapidement avant de nous coucher.