Bonne fête à la France et aux français! Après notre petit déjeuner à la Casa grande nous faisons connaissance avec Raùl notre nouveau guide. Il est moins jeune que Marco mais nous parait très sympa. La matinée commence par une petite visite en exterieur d'Arequipa pour decouvrir les cultures en terrasses qui datent de la période incas. L'endroit où Raùl nous emène est magnifique, nous voyons les trois fameux volcans, El Misti (5822mètres), Chachani (6075 mètres), Pichu Pichu (5571 mètres) qui entourent Arequipa dont l'un est couvert de neige. Quelle surprise de revoir de la neige, nous n'en avions pas vu depuis la Nouvelle-Zélande. Nous découvrons également à cet endroit nos premiers lamas, et alpagas. En redescendant sur la ville nous tombons sur un groupe de manifestants qui descendent de leur bidonville pour rejoindre le centre ville. Ils crient et lancent des slogans hostiles au gouvernement mais restent pacifiques à notre plus grand bonheur...
Arequipa est une ville étonnante, d'un million d'habitants, logée à 2323 mètres d'altitude, elle est la deuxième ville par son importance au Pérou. Cette ville a toujours était très indépendante et encore à ce jour ces habitants n'hésitent pas descendre dans la rue pour montrer leur mécontentement comme nous avons pu le voir.
Les pierres de poussière de lave dont sont édifiées les belles maisons du centre ville, vallent à Arequipa le surnom de la ville blanche. Nous commençons notre visite guidée par le monasterio de Santa Catalina. Ce couvent crée en 1580 par une veuve fortunée espagnole est d'une beauté à vous couper le souffle. Les cellules sont dignes d'un village vacance et les soeurs qui l'habitaient avaient deux ou trois servantes à leur service... Biensûr l'endroit était réservé aux cadettes des familles fortunées espagnole. Le couvent est en fait un veritable village dans la ville avec plusieurs rues des noms des villes d'Espagne.
En quittant le couvent les rues adjacentes sont magnifiques également, avec des petites boutiques voutées (pour résister aux nombreux tremblements de terre),qui proposent des articles en alpagas et des souvenirs très colorés. Un peu en aval, nous découvrons la belle place d'arme avec son quartier classé par l'Unesco. Les maisons coloniales sont rénovées avec goût, et les arcades autour de la place sont superbes. d'un coté la cathédrale de nombreuses fois reconstruite à cause des seismes incessants, le dernier en date très destructeur remonte à 2001.
En ce samedi radieux sur la place d'armes, les Arequipenos sont nombreux à venir prendre le soleil ou à profiter des services de l'écrivain public ou du lecteur de poèmes. Les gens sont vétus de façon très différentes les uns des autres, certains portent fierement les tenues traditionnelles des péruviens des montagnes, tandis que les jeunes portent des jeans à la mode occidentales. Raùl nous fait découvrir la très belle église de la compania, sa façade est remarquable car elle mèle des personnages bibliques avec d'anciennes divinités incas. Quand à sa sacristie, elle est étonnante, elle possède une somptueuse coupole polychrome couverte de fresques évoquant une jungle peuplée de guerriers et d'anges.
Il est midi trente et les estomacs, malmenés la veille, commencent à crier famine. C'est à ce moment que Raùl nous laisse pour notre après-midi libre. Nous déjeunons dans un resto de la rue San Francisco. Florence déguste une excelente soupe d'écrevisses l'une des spécialités locales. En revanche personne n'ose goûter le cochon d'inde si apprecié ici...
Le début d'après-midi se poursuit par une sièste pour Capucine et Florence, pendant qu'avec les autres nous visitons les boutiques et les quelques rues qui manquent encore à notre répertoire. Vers les quatre heures notre visite est stopée par la fraicheur qui tombe d'un seul coup et nous oblige à rentrer nous vêtir, autant la température est agréable avec le soleil bien franc autant dès que son intensité baisse, la fraicheur s'abat rapidement...
La journée se terminera calmement autour d'une pizza dégustée dans notre chambre d'hôtel...